Le bien-être en entreprise est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur depuis quelques années. En effet, qu’il s’agisse de la guerre des talents ou de la productivité, les programmes de bien-être en entreprise viennent stimuler la force première de toute organisation : ses hommes. Et les avantages qui en découlent sont devenus un standard à respecter et inclure dans tout “package salarial” ! Voici 7 tendances qui vont faire évoluer le paysage du bien-être au travail en 2018 !

1. Un bien-être qui va au delà de la santé physique

Les mentalités évoluent et la notion de bien-être dépasse la seule santé physique. Les salariés veulent se sentir bien dans tous les domaines de leur vie professionnelle et personnelle. Cela inclut leur bien-être mentale, leur situation financière, émotionnelle, familiale ou même leur alimentation. Cela dépasse les concepts de “bien-être” et “mieux-être” traditionnels que nous connaissons.

Et les entreprises l’ont bien compris, puisqu’aujourd’hui la plupart d’entre elles offre des programmes pour améliorer le bien-être général de leurs collaborateurs. Les programmes anti-tabac et la prévention contre le surpoids ne sont plus les seules composantes de ces initiatives.

Conseils épargne et financier, cellules de soutien psychologique, formations sur le management et la gestion des relations professionnelles sont autant de nouveaux besoins auxquels les entreprises répondent. Une étude de Xerox a montré que les finances personnelles sont une des plus grandes causes de stress chez les salariés, et que cela affecte leur concentration et donc leur productivité et leur motivation.

 

2. Stop aux démarches ROISTEs

Les entreprises réalisent de plus en plus que calculer le ROI de ces programmes n’est pas une méthode viable. En effet, le calcul de ROI est possible lorsque l’objectif final des programmes est la réduction des coûts de santé. Autrement dit, on peut calculer un ROI sur des éléments quantifiables en terme de coût.

Mais quantifier le ROI de programmes s’attaquant à l’absentéisme, à la motivation ou à l’engagement, c’est une autre affaire. Les résultats de ces programmes sur le bien-être général des salariés ne peut être saisi intégralement sur un tableau excel. On parlera plutôt de VOI, Value on Investment.

 

3. Co-construction et intégration d’acteurs externes

L’entreprise doit pouvoir compter sur plusieurs acteurs extérieurs afin d’offrir une variété de services dédiés au bien-être. L’important est de faire appel à des spécialistes, par exemple Gympass pour l’activité physique, SportDiet Pro pour la nutrition, une crèche à côté du bureau avec des tarifs préférentiels, et la liste peut-être longue.

Ces différents prestataires sont des experts, chacun dans leur domaine. A terme, l’objectif pour l‘entreprise est d’arriver à intégrer ces prestataires et créer un écosystème de bien-être afin que ces partenaires puissent interagir et optimiser leurs actions.

Par exemple, si les assurances santé que vous offrez à vos salariés demandent une évaluation des taux de cholestérol ou de la masse osseuse, vos prestataires d’activité physique et de nutrition peuvent mettre en place des programmes spécifiques afin d’améliorer la routine sportive et nutritionnelle de certaines populations au sein de l’organisation.

 

4. Trouver le juste milieu entre la technologie et l’humain

Aujourd’hui, tout programme inclue forcément à un moment ou à un autre un aspect technologique, mais cette technologie seule ne peut-être une solution à un problème. La valeur ajoutée est l’utilisation humaine qui en est faite derrière.

Par exemple Gympass a développé une plateforme web qui est l’interface entre un salarié souhaitant faire une activité physique, et un réseau de partenaires sportifs. Cette plateforme seule n’aurait aucun intérêt si les équipes Gympass ne travaillaient pas en plus au suivi des performances de la plateforme, de l‘utilisation que les salariés des entreprises clientes en font etc …

Il ne s’agit pas de vendre des solutions digitales relevant plus des “paillettes superficielles” que de l’efficacité réelle. Il faut être capable de comprendre les comportements, de les évaluer, de les quantifier et de suivre leur évolution sur la durée. En somme, il faut garder en tête que toute entreprise doit être data driven, et cela même en ce qui concerne les programmes de bien-être au travail.

 

5. Un mot d’ordre : la personnalisation

Faites un test, tapez dans la barre de recherche “ tendance + personnalisation”. Vous verrez que cette tendance touche absolument TOUS les secteurs : la mode, le sport, le luxe, l’automobile, la presse,la beauté, les medias, même la grande consommation !

Chaque individu est à la recherche d”une expérience unique, pensée et créée pour lui. En entreprise, les salariés ont envie d’avantages bien-être qui leur correspondent. Quel est l’intérêt d’offrir une pension retraite à un junior de la génération Y ?

La standardisation des avantages est aujourd’hui un modèle qui a atteint ses limites. Place à la personnalisation.

Pour aller plus loin, de nouvelles solutions existent et permettent, à partir de l’ADN génétique d’un individu, de déceler le programme physique et nutritionnel dont il a besoin, et de l’adapter en continu sur la durée. Ce type d’avantage est encore très peu développé en France, car il s’agit de « personnalisation extrême », voire même indiscrète.

Il faut donc des offres sur mesure, dans la limite du respect des informations personnelles sensibles !

6. Utiliser la data à bon escient

Les données sont toujours un sujet sensible, encore plus quand il s’agit de données personnelles. De plus, comme vu précédemment pour la technologie, les données seules (sans analyses) ne servent à rien.

C’est pour cela que la plupart des prestataires de bien-être sont capables de traquer les comportements généraux des salariés d’entreprises dans lesquelles ils travaillent, afin de pouvoir mesurer l’impact de leurs actions et, évidemment, rendre des comptes aux entreprises.

Ce système d’évaluation permet de pallier le problème du calcul de ROI vu précédemment, et est indispensable au bon déroulé des programmes de bien-être. Non seulement la data permet de mieux cerner le problème (la personnalisation, ça vous dit quelque chose ?) et en plus de vérifier l’efficacité des actions, et de les ajuster si nécessaire.

 

N’hésitez pas à nous communiquer les tendances que vous auriez vous même identifier sur notre Twitter !

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