Cette semaine, nous avons eu la chance et le plaisir d’échanger avec Aurore Vial, diététicienne nutritionniste du sport et CEO de Sport Diet. Elle a accepté de répondre à mes questions autour de SportDiet Pro, de la nutrition, et de l’importance de bien manger, y compris lorsque l’on est soumis aux contraintes de la vie professionnelle.

 

1. Pouvez-vous nous expliquer le concept de SportDiet ? Quelle différence avec SportDiet Pro ?

Sport diet est destiné à un public large : du sportif amateur ayant l’envie de progresser au sportif aguéri, il n’y a pas besoin d’avoir un gros niveau. SportDiet est un suivi nutritionnel professionnel sur mesure au service de la performance sportive. Il se fait en ligne et au téléphone pour s’adapter au mieux aux contraintes de temps et de lieu de chacun.

Aurore souligne même « Je me suis rendue compte qu’il était important, pour un sportif, de pouvoir poser des questions à tout moment et partager ses retours d’entraînement et de compétition dès qu’il en ressent le besoin, sans avoir à attendre une date de consultation. Le suivi en ligne m’est apparu comme une solution de choix pour être au plus près des besoins de mes clients et accroître la réactivité de nos échanges. »

Aurore a toujours travaillé en parallèle avec des sociétés, et à différentes echelles : conférence, missions de consulting ponctuels ou mission long terme de R&D. Sport Diet Pro est né quand cette demande de la part des entreprises est devenu assez importante pour ouvrir cette branche B2B de ce qu’était SportDiet initialement.

SportDiet Pro intervient auprès des entreprises sur des missions variées autour de la nutrition, et du mieux-vivre et du “vivre plus sainement au travail”. Il s’agit d’un écosystème intégrant des nutritionniste, mais aussi des chefs cuisiniers : création de recette pour les clients, animation d’ateliers de cuisine ou de démonstration culinaire. Aurore a vu juste : il est facile de parler des bienfaits nutritionnels de tel ou tel aliment, mais si on ne sait pas comment le cuisiner (comment se donner envie de le manger), il manque quelque chose. SportDiet Pro a donc la caractéristique de donner non seulement la théorie, mais aussi la technique (techniques adaptées aux contraintes comme le manque de temps ou un budget restreint par exemple)

 

2. A quels problèmes répond Sportdiet Pro en entreprise ?

Le problème le plus récurrent concerne l’offre de restauration proposée par l’entreprise : les salariés peuvent ne pas la trouver adaptée, sans goût, ou même déséquilibrée. Aurore souligne quand même pour cette dernière que lorsqu’elle interroge des salariés sur ce qu’est une alimentation équilibrée, elle a parfois de jolie surprise. Son rôle est donc aussi d’éduquer sur ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Elle conseille les salariés sur la manière dont il peuvent exploiter l’offre de restauration existante, comment bien manger avec ce qu’ils ont sous la main.

C’est la que les ateliers sont utiles : le travail d’apprentissage n’est réellement efficace que lorsqu’on met les conseils et “best practice” en application.

Quand il s’avère que l’offre de restauration n’est effectivement pas adaptée, elle peut conseiller l’entreprise grâce à la double casquette “diététicien/chef cuisinier” de SportDiet Pro. Cette double expertise lui permet de conseiller une offre de restauration adaptée ET exécutable en termes de budget, d’approvisionnement, de gestion de cuisine etc.

 

3. Concernant l’apprentissage, quelle méthode utilisez vous dans les ateliers ?

Aurore en est consciente, le premier travail est de faire le tri dans toutes les informations que l’on peut trouver sur la nutrition : réseaux sociaux, internet, pseudo expert, gourou de la beauté et de la nutrition, les informations du net méritent souvent d’être vérifiées par de VRAIS experts.

Une fois le travail de tri d’informations fait et les bonnes pratiques données, Aurore fournit aux salariés ce qu’elle appelle “une boîte à outil” pour qu’ils puissent adapter leur choix nutritionnel en toute circonstance. Concrètement cela veut dire que la boite à outil doit aider à choisir son déjeuner si on est sur une aire d’autoroute, si on a pas le temps car on doit emmener les enfants à 13h chez leur grand mère, si on a une réunion entre 12h et 14h, ou même si un jour une catastrophe climatique survient (j’exagère à peine).

Cette boite à outil nous arme pour faire le meilleur choix nutritionnel en toute circonstance.

 

4. Pensez-vous que les entreprises font ce qu’il faut pour assurer le bien-être sportif et nutritionnel de leurs employés ?

Il reste encore beaucoup de travail, mais il y a aussi une réelle prise de conscience de la part des entreprises. Un salarié qui ne pratique aucune activité physique et mange sur le pouce à plus de chance de développer un diabète, de tomber malade, ou de déprimer. Il faut faire attention !

Même si ce n’est pas suffisant, il y a beaucoup de choses faites : mise à disposition de snacks sains, de corbeilles de fruits, sensibilisation sur la posture (pour les salariés de bureaux), certaines entreprises ont une restauration ouverte la nuit pour s’adapter aux rythmes de leurs employés.

Aurore souligne cependant que les entreprises auront une vraie plus value si leur approche du bien-être de leurs salariés est globale (et ne concerne pas que la nutrition par exemple). L’approche globale doit toucher à l’activité physique, la nutrition, la qualité du sommeil, la gestion du stress. Un exemple évident est la prise en charge et la lutte contre le surpoids : pour régler ce problème, la solution implique un aspect nutrition, un aspect activité physique, un aspect culinaire etc.

 

5. Pourquoi est-ce important de bien manger au travail ? Quels sont les risques d’une nutrition non adaptés ?

Les 2 conséquences les plus fréquentes sont la fatigue et la perte de concentration. Par exemple, un petit déjeuner non adapté ou absent engendre de l’hyperglycémie réactionnelle. C’est un coup de barre physiologique qui se traduit par une perte de concentration en milieu de matinée. Il pourrait être évité en changeant la composition du petit déjeuner.

 

6. Quels sont généralement les éléments qui justifient le fait que les salariés ne mangent pas / mangent mal ?

La première “excuse” est souvent le temps. Pas le temps de prendre une vraie pause, ou pas le temps de préparer une lunch box à la maison. En réalité il ne s’agit pas d’une contrainte de temps mais plutôt d’une absence de savoir faire. C’est la où SportDiet Pro et ses chefs cuisiniers peuvent aider.

La seconde excuse est le budget. Avec toutes les options et alternatives que nous avons aujourd’hui, manger bien ne coûte pas forcément plus cher.

La troisième excuse englobe en réalité les 2 premières : la méconnaissance. Certains pensent bien faire, mais se trompent complètement. SportDiet Pro a un réel rôle de pédagogue pour donner les bons outils et les bonnes connaissances à tous.

 

8. A ceux qui ont envie d’améliorer leur “routine nutritionnelle” au travail, que leur conseillez-vous ?

Conseil 1 : Si vous avez des fringales dans la journée, au lieu de picorer le croissant du matin, ayez à portée de main un sachet de fruit oléagineux (fruits gras, amandes, noix, noisettes, noix du brésil). Comme c’est gras, ca coupe la faim jusqu’au prochain repas et ce sont de “bonnes graisses” riches en vitamines et en oméga 3. C’est un condensé de bon nutriment, MAIS on fait attention à ne pas manger tout le paquet.

Conseil 2 : S’hydrater ! Il faut boire suffisamment et pas que du café. Une astuce est de rythmer sa vie en associant l’hydratation à une petite routine : aller se faire un thé à 10H, remplir sa petite bouteille d’eau quand on va au toilette. Boire régulièrement du thé ou de l’eau et l’étaler sur la journée.

 

Un grand merci à Aurore pour ses réponses 🙂

 

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Photo de couverture : EatrightOntario 

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